La création de l’autruche

La course

C’est un compte à rebours avant la disparition de l’espèce, les autruches fuient comme les secondes du temps. Elles sont grandes, robustes et rapides, mais courent malheureusement à leur perte. Chaque année, un grand nombre de spécimens disparait à cause d’une diminution constante de leur habitat et du braconnage. Heureusement, des campagnes de réintroduction d’espèces ont lieux mais cela ne parvient pas assez à remplacer les anciens individus.

Des chiffres ancrés dans leur plumage illustrent ce présage. En effet, à l’aide de ces nombreux chiffres, l’artiste veut montrer l’impact que l’homme a sur l’animal. Ces autruches portent la marque de l’homme. Celui qui a déjà exterminé un bon nombre d’espèces et qui continu encore et encore. Tous ces chiffres martelés évoquent également la surconsommation qui entraine la destruction de la biodiversité.

À l’aide de son art, Olivier Courty continu son combat. Avec ces sculptures d’autruche, il dénonce et s’indigne en utilisant l’argile comme moyen d’expression.

La savane dans la ville

C’est dans une allure street art que cette sculpture d’autruche se dévoile. Elle nous apparaît complètement « graphée ». Ce style particulier aux couleurs vives utilisées dans l’art urbain, c’est celui du sculpteur Olivier Courty. Il mêle avec talent l’art animalier et le street art.

En effet, cet artiste contemporain fait de la rue son atelier. Il graff ses œuvres à la manière d’un street artiste.

Hormis leur simple coté esthétique, ces couleurs ont un sens. Elles renvoient au fait que l’urbanisation empiète de plus en plus sur la nature en détruisant tout (ou presque) sur son passage. Les animaux n’ont donc d’autres choix que de s’adapter à la rue en revêtant ses couleurs tel un caméléon.

Une fois l’autruche sculptée, Olivier Courty voulu lui faire porter ce message.

Il décida donc d’emmener sa sculpture d’autruche directement dans la rue pour la peindre. (Voir le projet session graff autruche)